LES ORIGINES SACRÉES DU FOOTBALL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : https://www.multicollection.fr/Les-origines-du-football#:~:text=Le%20football%2C%20tel%20que%20nous,pas%20plus%20que%20l'adversaire.

 

Crédits images : 

  • Extrait de la série "The English Game" - TEG_101_OU_0753.RAF (Oliver Upton)
  • Il fatto Quotidiano, Calcio fiorentino
  • FTBL, Matthew Badrov 

 


 


 

JEAN DE LA FONTAINE - UN POÈTE LIBERTIN

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Sources :

https://paris-prm.com/leblog-angenic/histoire-anecdotes/coquin-jean-de-la-fontaine/

http://www.micheloud.com/fxm/Lafontaine/index.htm 

 

Crédits images :

Détail de la statue en marbre du Louvres de Jean de la Fontaine par Pierre Julien © Getty / DEA / G. DAGLI ORTI

La Fontaine, Jean de, Contes et nouvelles en vers, Amsterdam, Henry Desbordes, 1685. Frontispice par Romain de Hooghe

Le Diable de Papefiguière, par Charles Eisen, gravure tirée de Contes et nouvelles en vers T2, 1762.

Détail de La Servante justifiée, contre-épreuves d'esquisses à la pierre noire, rehaussées d'un lavis de bistre, que Jean-Honoré Fragonard réalisa vers 1775 pour illustrer les Contes de La Fontaine. © Petit Palais / Roger-Viollet

Marc CHAGALL (Vitebsk, 1887 - 1985)
La souris Métamorphosée en fille - 1952


 

POKÉMON - 25 ANS APRÈS

Les Pokémon ont 25 ans aujourd’hui ! Une chose est sûre, les joueurs ne sont pas prêts de se lasser de les attraper.  Découvrez cinq choses que vous ignoriez sur la franchise phare de Nintendo.

1 – Les Pokémon sont des insectes

Les « Pockets Monsters » (« Poke-mon », en raccourci), sont sortis de l’imagination de Satoshi Tajiri,  un japonais passionné par les insectes. Enfant, il les observait et les trouvait aussi fascinants que bizarres… Il va donc imaginer un jeu où des créatures s’affrontent entre elles. Attention, il n’y a pas de morts, seulement des blessés. Il serait possible de contrôler ces créatures grâce à des « Pokéball » (des sphères rouge et blanche), détenues par les dresseurs.

2 – Rhinoféros, le premier Pokemon

Si les plus connus sont Pikachu, Salamèche ou encore Bulbizarre, le premier Pokémon dessiné par Satoshi est le Rhinoféros, bien qu’il ne soit inscrit qu’à la 112ème place du Pokédex, le bestiaire du jeu.

3 – Pikachu sauvé par Mario

Sans l’aide de Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario et Zelda, les Pokémon n’auraient jamais existé. En 1996, pour lancer le jeu, il a l’idée d’en commercialiser deux versions : la Rouge et la Bleue. Deux aventures identiques avec cent-trente Pokémon en commun, et vingt exclusifs à chacune d’elles. Un coup de génie obligeant les joueurs à s’échanger leurs monstres ou à acheter les deux versions.

4 – La première opération transmédia

Le succès du jeu sur GameBoy explose. L’engouement est tel que l’une des plus grandes opérations transmédia sera mise en place et permettra la création d’une série de dessin-animés (dont le générique vous trotte déjà dans la tête…), de plusieurs films, de cartes à jouer et de nombreux produits dérivés. 

5 – P25 : l’évènement

Huit générations et 898 Pokémon différents créés plus tard, l’enthousiasme autour de la franchise est intact. Pour marquer le cap des vingt-cinq ans, la Pokemon Company organise un concert virtuel avec Post Malone et Katy Perry en tête d’affiche le 28 février prochain. Retrouvez le lien vers l’évènement P25 : https://25.pokemon.com/fr-fr/music/p25music-concert

Rendez-vous le 13 mars pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

 

Sources :

https://www.ouest-france.fr/high-tech/jeux-video/pokemon-l-histoire-derriere-la-creation-du-jeu-video-culte-sorti-il-y-a-25-ans-7163937

https://www.rtbf.be/tendance/techno/detail_post-malone-donnera-un-concert-virtuel-pour-les-25-ans-de-pokemon?id=10696459

https://www.nintendo-master.com/news/pokemon-p25-la-musique-katty-perry

 

 


 

LA SAINT-VALENTIN - LÉGENDE OU TRADITION

Si ce n’était pas encore fait, ce Point Culture devrait rappeler aux retardataires de vite trouver un cadeau pour leur bien-aimé(e). Car oui, demain, c’est la Saint-Valentin ! La fête des amoureux, ce jour de l’année où nous célébrons l’Amour, avec un grand A.

Pour certains, la Saint-Valentin est un rituel sacré, pour d’autres ce n’est qu’un jour comme les autres. Et pour cause, cette fête n’est réellement entrée dans nos mœurs françaises que depuis les années 80.

Ses origines sont très floues et relèvent plus de la légende que de l’histoire. Elles remonteraient au IIIème siècle, au règne de l’empereur romain Claude II, dit « Le Cruel » qui décida d’interdire les mariages car ils nuisaient au recrutement de nouveaux soldats. Un prêtre courageux, le prêtre Valentin, continuait cependant de célébrer des mariages en cachette. Lorsque l’empereur eut vent de cette pratique, il fit arrêter et condamner le prêtre à mort. Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! En prison, la fille du geôlier, aveugle, tomba amoureuse de Valentin. La légende dit que, peu avant d’être décapité, un petit mot signé « ton Valentin » aurait rendu la vue à la jeune fille.

Il faudra attendre 498 pour que le Pape fixe la Saint-Valentin au 14 février, et au moins jusqu’au XIVème siècle, en Angleterre, pour qu’elle soit célébrée avec une connotation amoureuse grâce au poète Othon de Grandson qui consacra trente pourcent de sa poésie à ce thème. Il parviendra à instaurer la tradition de l’échange de « billets doux » entre deux personnes aimées.

La fête de la Saint-Valentin prendra progressivement la forme que l’on connait au XIXème, grâce au développement de la carte de vœux. Petit à petit (avec l’essor du consumérisme), d’autres présents s’ajouteront comme les chocolats, les fleurs, ou encore les bijoux.

Il y a une fête des amoureux dans la plupart des pays du monde, mais nous souhaiterions nous attarder sur la façon qu’ont les japonais de célébrer la Saint-Valentin. Le 14 février, les femmes offrent des chocolats aux hommes. On parle d’honmei choco pour ceux offerts à l’homme aimé, et de giri choco pour ceux offerts aux autres (famille, collègues, amis…). Ensuite, le 14 mars, le jour du White Day (howaito dē), les hommes ayant reçu un honmei choco, offrent  à leur tour un cadeau aux femmes : du chocolat blanc, des bijoux, ou de la lingerie blanche, symbole de pureté. L’absence de cadeau en retour est le signe d’un amour unilatéral. Joli, n’est-il pas ?

Au 27 février pour une nouvelle énigme, et un nouveau Point Culture !

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Valentin

https://www.marieclaire.fr/,la-veritable-histoire-de-la-saint-valentin,842823.asp

Crédits image :

Winsch postcard – Design by Samuel L. Schmucker, and printed by the Winsch Publishing Company in 1910

Lovebirds in the 14th-century Codex Manesse (Cod. Pal. germ. 848, f. 249v). Université de Heidelberg.

 

 

 

 

 


 

LE DERNIER CONCERT DES BEATLES - SAMEDI 30 JANVIER

Si on vous dit “A Hard Day’ Night”, “Love Me Do”, “Let it Be” ou encore “Hey Jude”, vous répondez instinctivement « Beatles » (et certainement avec une petite touche d’hystérie dans la voix, le reste d’une passion endormie pour les « Quatre Garçons dans le Vent », avouez-le…).

Il y a 52 ans aujourd’hui, le 30 janvier 1969, quelques londoniens chanceux assistaient à la dernière apparition publique du groupe mythique. Juchés sur le toit de l’immeuble de leur studio d’enregistrement du 3, Savile Row, John Lennon, Paul McCartney, Georges Harrison et Ringo Starr, enregistrent, en live et en extérieur, plusieurs titres à paraitre sur leur prochain album “Let it Be” dont les célèbres titres “Get Back” et “Don’t Let Me Down”.

L’aventure Beatlesmania aura été belle, riche d’expériences et d’influences sur l’univers musical de l’époque. En dix ans d’existence, ils sortent douze albums et composent plus de deux-cents chansons. Mais une telle épopée apporte aussi son lot de mésententes, de désaccords et de tensions.

Une fois les abcès crevés, et le moral revenu au beau fixe, Paul McCartney propose alors au groupe de se lancer dans un nouveau projet : Get Back Project. Il s’agit de filmer et d’enregistrer des répétitions pour aboutir à une prestation en public.  Mais encore faut-il trancher sur le lieu idéal pour se produire, et ce n’est pas une mince affaire : Paul veut jouer dans un petit pub (et ainsi boucler la bouche de leurs débuts à Liverpool), John préfère quelques chose de plus dépaysant et voudrait jouer en Afrique, ou en Inde, Ringo veut rester en Angleterre, et Georges, lui, et contre l’idée même d’apparaitre en public… Finalement, sur un coup de tête, ils choisissent deux jours avant de se produire sur le toit de l’Appel Records, sans faire aucune publicité.

C’est ainsi que le 30 janvier, aux alentours de midi, les employés des bureaux du quartier commencent à entendre jouer des voix familières. Les plus téméraires d’entre eux bravent le froid pour voir de plus près qui peut bien faire tout ce vacarme. Quelle ne fut pas leur surprise quand il découvre qu’il s’agit des Beatles, en chair et en os. La foule ne met pas longtemps à se masser sur les toits environnants ou au pied de l’immeuble, créant des embouteillages terribles dans toutes les rues attenantes. La police finit par intervenir et interrompt le concert sauvage après quarante-deux minutes de musique. Ringo Starr se souvient : « il faisait froid, venteux et humide, mais tous les gens qui sortaient des bureaux avaient réellement l’air heureux ».

Le « Rooftop Concert », le dernier concert des Beatles, deviendra mythique et sera immortalisé dans le film Let It Be de Michael Lindsay-Hoog, retraçant les derniers moments du groupe.

Nous ne pouvions conclure cet article sans parler d’un projet d’envergure qui devrait redonner le sourire à tous les fans ! Cinquante-six heures d’images inédites, filmées pendant la préparation du film Let It Be, ont été retrouvées et vont faire l’objet d’une adaptation documentaire par Peter Jackson (le réalisateur du Seigneur des Anneaux). « The Beatles : Get Back », retardé à cause de la pandémie, devrait voir le jour cet été 2021. Paul McCartney (en personne !) approuve le projet et lui apporte la preuve que ses souvenirs joyeux étaient justes : « même si nous avions des engueulades, comme toutes les familles, nous nous aimions, et cela se voit dans le film ». On a hâte de voir ça ! Et vous ? 

Il faudra attendre deux semaines pour retrouver l'énigme et l'article du Point Culture. Rendez-vous le 13 février 2021 !

 

 

Sources et Crédits image :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/toute-derniere-fois/toute-derniere-fois-1969-la-derniere-fois-ou-les-beatles-se-produisent-en-concert_2287102.html

http://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/30-janvier-1969-derniere-apparition-publique-des-beatles-sur-un-toit-de-londres-a8800.html

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/the-beatles/the-beatles-peter-jackson-devoile-de-premiers-extraits-rejouissants-de-son-documentaire-sur-les-fab-four_4229531.html

https://www.larevuedesressources.org/the-beatles-toit-d-apple-corps-30-janvier-1969,2858.html


 

ESSOR ET CHUTE DE L'ORDRE DES TEMPLIERS

Nous avons eu envie de vous parler des Templiers, cet ordre de moines-chevaliers ayant suscité l’imagination de bien des écrivains et scénaristes. Guerriers, religieux, banquiers, marchands, sujets des rois mais soumis uniquement au Pape, cette milice à la vocation si atypique fut parmi les plus influente du Moyen-Age.

Situons tout d’abord le contexte. En 1095, le Pape Urbain II lance la première croisade afin de reprendre la ville sainte de Jérusalem aux arabes. C’est chose faite en 1099 grâce aux troupes de Godefroy de Bouillon. Affluent alors nombre de pèlerins chrétiens. Or, les routes jusqu’en Terre Sainte ne sont pas sûres, et il n’était pas rare qu’ils soient volés, attaqués ou pire, tués avant d’atteindre leur destination. Godefroy de Bouillon a alors l’idée de créer une milice spécialement dédiée à la protection des pèlerins. Ces « chevaliers du Christ », ont le statut ambigu d’être à la fois des hommes d’église (oratores, littéralement « ceux qui prient ») et des hommes de combat (bellatores, « ceux qui font la guerre »). C’est ainsi qu’est créée officiellement la milice des « Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon », lors du concile de Naplouse, le 23 janvier 1120 (tiens, tiens, il y a pile 901 ans aujourd’hui !).

Soutenu par le roi de Jérusalem, Baudoin II, Hugues de Payns, le premier maître de l’Ordre, va faire connaitre sa milice en Occident et notamment, auprès du Pape, dont il espère obtenir une légitimité et une règle propre. Cette dernière est acquise lors du concile de Troyes en 1129 : la règle de l’Ordre des Templiers se base sur celle de Saint Benoit, avec quelques subtilités permettant de concilier ordre religieux et ordre guerrier. Les jeûnes, par exemple, sont moins sévères car il n’est pas question d’affaiblir les soldats du Christ avant un combat.

Le besoin en volontaires étant toujours croissant, des bases fortes sont érigées partout en Europe. Elles portent le nom de « commanderies ». L’entrée dans l’Ordre est gratuite, direct (sans noviciat), et définitive (à vie). Tout homme, qu’il soit issu de la noblesse ou de la paysannerie libre, peut entrer au service de l’Ordre sous réserve qu’il ait au moins dix-huit ans, qu’il ne soit ni fiancé, ni endetté, ni membre d’un autre Ordre, ni excommunié, et qu’il soit en parfait état de santé physique et mentale. Le volontaire prononce alors les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance avant d’être officiellement accepté par ses pairs.

On attribut souvent la symbolique du sceau des Templiers (deux hommes armés sur un même cheval) au vœu de pauvreté. L’historien Georges Bordonove avance une autre interprétation plus symbolique : il représenterait en réalité la dualité du Templier, à la fois moine et chevalier, spirituel et temporel.

L’Ordre prospère au cours des XIème et XIIème siècles, se faisant un atout militaire d’importance pour les rois d’Europe, notamment au moment des croisades. Les richesses de l’Ordre leur permettent de prêter de grosses sommes d’argent. Ils sont les premiers à employer le système de lettres de change : pour éviter de se faire dépouiller sur le chemin, un pèlerin pouvait laisser dans n’importe quelle commanderie ses deniers en dépôt contre une lettre de change. A son arrivée dans une autre commanderie, il pouvait ainsi récupérer une somme identique à celle déposée. Même s’il est interdit aux Templiers de faire du profit, cela ne les empêchent pas de jouer sur la valeur des monnaies étrangères au moment des transactions des lettres de change pour s’enrichir.

Devenus trop puissants pour Philippe le Bel, roi de France depuis 1285, ce dernier commence à nourrir de la méfiance envers les chevaliers de l’Ordre. La prise de Jérusalem par le roi Saladin, puis la perte de Saint-Jean-D’Acre en 1291 précipitent la chute des Templiers.

Désormais basé à Chypre, et n’ayant plus les moyens de retourner en Terre Sainte, l’Ordre n’a plus de raison d’exister dans la mesure où il n’y a plus de pèlerins à protéger. Les chevaliers reviennent donc en Occident pour s’établir dans les commanderies et s’occuper des affaires locales, certains vivant dans une oisiveté et une opulence indigne de leur vœu de pauvreté. Pour ne rien arranger, en 1302, le Pape Boniface VII affirme dans une bulle papale que le pouvoir pontifical l’emporte sur le pouvoir temporel des rois. Philippe le Bel ne peut le tolérer, et s’oppose au Pape, ainsi qu’à la présence des chevaliers du Temple, une juridiction pontificale, sur son territoire. Voulant plus que tout autre chose détruire l’Ordre, mais manquant de preuves et d’aveux, le roi va trouver le moyen de ternir la réputation des Templiers auprès de la population et des différentes instances religieuses en laissant courir la rumeur qu’ils se livrent à des actes impies et hérétiques. Afin d’éviter toute rébellion de la part de leurs pairs, ou toute chance d’en réchapper, Philippe le Bel ordonne à ses baillis et sénéchaux d’arrêter tous les Templiers de France le même jour : le vendredi 13 octobre 1307 (d’où la sinistre réputation du vendredi 13…). A Paris, un procès est mené pour juger les cent-trente-huit Templiers arrêtés. Ils comptent parmi eux Jacques de Molay (qui sera connu, par la suite, pour avoir été le dernier grand maître de l’Ordre). Sous la torture, certains avouent avoir renié leur foi, craché sur la Croix, ou encore s’être adonnés à des pratiques homosexuelles. La persécution et l’exécution des Templiers courrent sur sept ans encore avant d’atteindre son point d’orgue le 18 mars 1314, jour de la mort de Jacques de Molay sur le bûcher. Proclamant son innocence devant Dieu, il lance alors sur Philippe le Bel  la célèbre malédiction : « Vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération ». Elle inspirera Maurice Druon pour ses Rois Maudits.  

Un parchemin retrouvé en 2002 par l’historienne Barbara Frale aux archives apostoliques du Vatican atteste de l’absolution de Jacques de Molay par le Pape Clément V, et donc l’entière responsabilité du roi Philippe le Bel dans la chute de l’Ordre des Templiers.

 
A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Temple

 

Crédits image :

Siegel Tempelritter ©CC BY-SA 3.0

Placa en el lugar de ejecución de Jacques de Molay, París ©Alonzo de Mendorza

Portrait de jacques de Molay, gravure du XIXème siècle

Les templiers rassemblés. Extrait de la série Knightfall ©Aaron Helbing


 

LA JEUNE FILLE À LA PERLE - VOIR AU-DELÀ

A l’occasion de notre concours « Tableaux Vivants : mettre l’art en scène », nous avons eu envie d’analyser le magnifique tableau de Vermeer, La Jeune Fille à la Perle, souvent repris comme détournement dans l’exercice du tableau vivant.

Le tableau est un chef d’œuvre par les côtés très énigmatique et enivrant se dégageant de la jeune fille, protagoniste central. Qui est-elle ? Nous l’ignorons. Une servante ? Une des filles de l’artiste ? L’histoire ne le dit pas. Ce que l’on sait, c’est que le tableau a été réalisé par Johannes Vermeer, un peintre néerlandais, en 1665. Il appartient au genre des « tronies », un genre pictural des Pays-Bas visant à représenter une partie d’un personnage, seul, arborant une expression faciale exagérée, un état d’esprit ou une posture originale. Rembrandt s’illustra également dans cette discipline.

L’œuvre de Vermeer, aujourd’hui inestimable, fut autrefois vendue dix-sept florins à un notable de Delft, avant de tomber dans l’oubli pendant deux siècles. C’est au début du XXème siècle, qu’Arnoldus Andries des Tombe en fait l’acquisition. Après un nettoyage bien mérité, la toile laisse apparaitre le nom du peintre. L’œuvre est authentifiée et sera léguée au musée Mauritshuis de La Haye à la mort de son propriétaire. Le tableau y est toujours exposé, c’en est même la pièce maitresse.

Comment ne pas se laisser séduire par cette très jeune femme, tournée vers nous au trois-quarts, les yeux plongés dans les nôtres et les lèvres prêtes à nous révéler un secret. A la regarder, nous sommes happés, envoutés par son regard, les jeux de lumières et de couleurs. La technique de l’artiste est inimitable. Il laisse voir des choses pourtant non représentées : comme le nez de la jeune fille par exemple. Le rose utilisé pour peindre la joue est le même que celui utilisé pour peindre l’arête du nez, ne lui conférant aucun contour précis. Nous voyons un nez là où il n’a pourtant jamais été peint.

La perle, qui donna son nom au tableau, est en réalité beaucoup trop grosse pour être vraie. La réelle beauté réside dans le fait qu’il n’aura fallu que deux traits de peinture blanche pour la dessiner : l’un, très marqué, en haut ; et un autre, plus estompé, pour signifier le reflet du col dans la perle. L’imagination et le cerveau recomposent ensuite la perle entière.

Depuis 1994, la toile n’avait pas subi de nouveaux examens scientifiques. Les derniers, opérés il y a moins de six mois, ont permis de mettre à jour de nouveaux détails, et notamment le fait que la jeune fille avait été initialement représentée avec des cils très fins (aujourd’hui invisibles). Il semblerait également que le fond de la toile n’ait pas toujours été le noir uni que nous connaissons. A l’origine, il s’agissait d’un grand rideau de velours vert. Les analyses scientifiques nous renseignent également sur le type de pigment utilisé par Vermeer : un bleu outremer d’Afghanistan, obtenu à partir d’une pierre semi-précieuse valant plus cher que l’or !

Par son expression, la jeune fille rentre directement en contact avec le spectateur. Son regard et ses lèvres entrouvertes créent une relation intime, privilégiée… C’est la raison pour laquelle, presque quatre-cent ans plus tard, La Jeune Fille à la Perle n’en finit pas de nous envoûter.

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitions à regarder le film « La Jeune Fille à la Perle » de Peter Webber (2003) mettant en scène Scarlett Johansson et Colin Firth.

 

Sources :

https://www.arts-in-the-city.com/2020/04/29/jeune-fille-a-la-perle-de-nouvelles-recherches-revelent-les-secrets-du-tableau-de-vermeer/

https://www.ecolelescedresquetigny.com/histoire-d-une-oeuvre-la-jeune-fille-a-la-perle-de-johannes-vermeer-1880-1881

https://artsandculture.google.com/story/la-jeune-fille-%C3%A0-la-perle/bgICYYizzwQHKQ?hl=fr

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tronie

 

Crédit image :

La Jeune Fille à la perle (Meisje met de parel) ©Mauritshuis website, resampled and uploaded by Crisco 1492 1492


 

STEVE JOBS, INGÉNIEUR ET VISIONNAIRE

Allez, ne boudons pas notre plaisir et ouvrons ce Point Culture par une énigme supplémentaire : qu’est-ce qui n’existait pas il y a encore quatorze ans ? Qu’est-ce qui s’est maintenant imposé dans notre quotidien ? Qu’est-ce qui crée un tel engouement qu’il en est presque considéré comme un accessoire de mode ? Je veux bien sûr parler du smartphone, et pas n’importe lequel : l’IPhone. Alors non, le premier IPhone n’est pas le tout premier smartphone (des prototypes avaient déjà vu le jour dans les années 90). Disons plutôt que l’IPhone est celui qui fut le mieux vendu, et le mieux acheté ! Il doit son essor au génie de son créateur, le directeur d’Apple, la multinationale américaine la plus rentable de l’histoire. J’ai nommé, Steve Jobs. Aujourd’hui, voilà quatorze ans que le premier IPhone était présenté à l’occasion du Mac World de San Francisco de 2007. Retour sur le meilleur exemple qui soit de « success story » à l’américaine : la carrière de Steve Jobs, ingénieur et visionnaire.

Tout n’était pourtant pas si bien parti pour le jeune Steve. Né le 24 février 1955 d’un père musulman et d’une mère catholique, le bébé Steve est adopté par une famille d’accueil (les Jobs), car le père de la jeune fille refuse qu’elle épouse un non-catholique et menace de la déshériter. Rebaptisé, Steve Jobs, poursuit ensuite son éducation à Portland, et notamment au lycée Homest High School, où il rencontre Steve Wozniak, qui deviendra plus tard son acolyte.

Passionné d’informatique et d’électronique, et s’ennuyant profondément sur les bancs de la fac, Steve Jobs décide de ne suivre que les cours qui l’intéressent en auditeur libre. Il profitera pleinement de la période hippie, expérimentant toutes sortes de drogues.

Après plusieurs postes dans des entreprises de conception de jeu-vidéo, lui et Steve Wozniak, élaborent un prototype d’ordinateur qu’ils baptiseront « Apple I ». La société Apple est née, la machine est lancée. En 1977, « l’Apple II » sera le premier ordinateur vendu à grande échelle pour un usage personnel. La société est cotée en bourse, et fait de Steve Jobs un multimillionnaire d’à peine vingt-cinq ans. Par la suite, en 1984, et avec l’aide de John Sculley, Wozniak et Jobs développeront l’interface Macintosh. Une grande campagne de marketing, soutenue notamment par un spot publicitaire réalisé par Ridley Scott (rien que ça !), achèvera de porter aux nues la renommée d’Apple.

Mais le rêve éveillé ne dure pas : John Sculley et Steve Jobs luttent pour le pouvoir. Ecarté, Jobs décidera de quitter la société en 1985 et de se lancer dans la création d’une nouvelle société concurrente : NexT Computers. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous… Du coup, pour passer le temps, Steve rachète un studio d’animation que l’on nommera par la suite Pixar. Après 10 ans d’errance, Apple rachète NexT Computers, et Steve Jobs récupère la place de directeur général. Alors au bord de la faillite, Jobs réussit à remettre à flot son bébé en lançant deux produits révolutionnaires : l’IMac en 1998, et l’IPod en 2001. C’est aussi à ce moment qu’émerge l’ITunes, une plateforme dédiée à la musique et permettant d’écouter et de télécharger des morceaux sur les nouveaux IPods.

Lui vient alors l’idée de créer un nouvel outil capable d’allier les fonctionnalités d’un téléphone, d’un appareil photo et d’un IPod, tout cela en tenant dans une main et une poche. Après des mois de rumeurs et de spéculations (Apple sait se faire désirer…), le tout premier « IPhone 2G » est présenté au public le 9 janvier 2007. Il sera mis en vente le 29 juin de la même année aux Etats-Unis, mais il faudra attendre le 28 novembre 2007 pour qu’il arrive jusqu’en France. L’objectif de Steve Jobs est d’atteindre 1% de part de marché, soit près de 10 millions de vente dans le monde, sur un an. Grâce à ses campagnes publicitaires de grande ampleur, il dépasse l’objectif fixé et vend au total 13,7 millions d’IPhone à travers le monde.

Chaque modèle est ensuite amélioré, toujours dans l’idée d’offrir aux consommateurs une meilleure expérience. Actuellement, on compte vingt-neuf modèles d’IPhone.

Même si Steve Jobs n’est plus là pour le voir (il nous a quitté en octobre 2011), nul doute que l’entreprise Apple a encore de beaux jours devant elle.

Si le sujet vous intéresse, nous vous conseillons de regarder le film Steve Jobs, de Danny Boyle (2015) retraçant le lancement de la carrière du célèbre ingénieur visionnaire.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

Statue de Steve Jobs au Science Park de Budapest ©CC BY-SA 3.0
Intérieur du premier Macintosh signé par tous les collaborateurs. Apple Macintosh 128Kb naked ©Carlos Pérez Ruiz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits images et vidéo :

« Quand Steve Jobs présentait le premier IPhone », page Youtube Brut. Source : Apple.

Intérieur du premier Macintosh signé par tous les collaborateurs. Apple Macintosh 128Kb naked ©Carlos Pérez Ruiz

Statue de Steve Jobs au Science Park de Budapest ©CC BY-SA 3.0

Portrait de Steve Jobs ©Matthew Yohe. CC BY-SA 3.0

 

Sources :

https://www.linternaute.fr/science/biographies/1777982-steve-jobs-biographie-courte-dates-citations/

https://www.breizh-info.com/2019/01/09/109396/cest-arrive-le-9-janvier-2007-presentation-du-premier-iphone-par-steve-jobs/

https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone


 

Nouvel An, ici et ailleurs - Samedi 2 janvier 2021

La Saint-Sylvestre (c’est la solution de l’énigme de ce matin) a eu lieu jeudi soir dernier… pour nous ! Et oui, le monde entier n’est pas passé à la nouvelle année à la même heure (merci les fuseaux horaires). Si en France, la tradition est de se réunir en famille ou entre amis autour d’un bon repas et d’attendre minuit pour s’embrasser, il n’en est pas de même partout. Munissez-vous de votre passeport, nous partons pour un tour du monde des traditions du Nouvel An !

Ouvrons le bal avec les petits chanceux qui fêtent la nouvelle année les premiers : les néo-zélandais. La tradition est qu’à minuit, tous descendent dans les rues en frappant sur des casseroles ou autres ustensiles de cuisine. Ce tintamarre assourdissant a pour but de chasser les esprits malins. Le vacarme est souvent suivi par une grande fête aux rythmes variés (funk, hip-hop, jazz…). A noter que les maoris (le peuple natif de l’île), célèbrent quant à eux le Nouvel An en mai-juin, à l’occasion de la cérémonie Matariki, marquant l’apparition de la constellation des Pléiades dans le ciel.

Au Brésil, c’est aussi une divinité qui est célébrée le 31 décembre : la déesse de la mer Lemanjà. Tous vêtus de blanc, les porteños se rendent sur la plage afin de déposer sur des radeaux des bougies et des fleurs en offrande à la mer. A minuit, ils se jettent à l’eau, sautant au-dessus de sept vagues. A chacune d’entre elles, il faut faire un vœu pour la nouvelle année.

La tradition des bains de mer du 1er janvier est aussi répandue en Europe (et cela relève d’autant plus de l’exploit quand on sait que la température de l’eau dépasse rarement les 8°C !). Ce sont les Pays-Bas qui lancèrent la mode les premiers, vite suivis par les français de Dunkerque et d’Antibes.

Certains italiens (romains, pour être plus précis), poussent même le vice en allant jusqu’à se jeter dans le Tibre depuis le pont Cavour. Initiée en 1950 par un maitre-nageur, cette pratique fait de moins en moins d’adeptes du fait de la couleur peu engageante de l’eau du fleuve…

Changeons de continent et partons pour les Bahamas, où le Nouvel An revêt des atours de Carnaval : on se déguise, on parade, on danse. C’est un véritable concours du plus beau cortège et de la meilleure musique.

Dans un registre beaucoup plus spirituel, au Japon, les festivités commencent dès la fin décembre par un grand ménage, c’est un rituel de purification. A l’approche du Nouvel An, chacun dépose devant sa porte un kadomatsu (une composition décorative de bambous et de pins) pour accueillir les dieux, et un shimenawa (une corde épaisse torsadée) pour se protéger des démons. Le soir du réveillon, les moines bouddhistes des temples font retentir cent-huit fois le gong, symbolisant les cent-huit passions terrestres qu’il faut laisser derrière soi.

Au final, peu importe le moment et la manière de fêter le passage à la nouvelle année, c’est universellement un moment festif à célébrer avec ses proches, autour d’un bon repas, avant de laisser la place à de nouveaux projets. Nous vous souhaitons de passer une excellente année 2021 !

Sources :

https://www.acs-ami.com/fr/blog/destinations/le-nouvel-dans-le-monde-entier/

https://www.femmeactuelle.fr/vie-pratique/voyage/nouvel-an-ou-et-comment-feter-la-nouvelle-annee-a-travers-le-monde-2099093

 

Crédits images :

Un kadomatsu ©evan p. cordes/flickr

La festa de Iemenjá ©Mídia NINJA/flickr

Pont Cavour ©fazon1/istockphoto

Bahamas ©mathieu.fortin/flickr

Bain de mer ©LIVINUS/istockphoto


 

LES ORIGINES DE LA BÛCHE DE NOËL - Samedi 26 décembre 2020

Certains d’entre vous auront encore son goût dans la bouche, d’autres peut-être seront écœurés rien qu’à l’idée d’en manger une miette de plus. Vous l’aurez deviné, le sujet de notre Point Culture, et la solution de l’énigme de ce matin, est la traditionnelle bûche de Noël.

Figurez-vous qu’elle n’a pas toujours été une délicieuse pâtisserie fourrée de ganache au chocolat. Non, non, à l’origine la bûche de Noël était une vraie bûche de bois. Cette tradition nous viendrait des coutumes celtes célébrant le solstice d’hiver (la nuit la plus longue de l’année). La bûche avait une notion sacrée. Elle devait brûler dans le foyer pendant toute la période des fêtes. Avec l’arrivée du christianisme, c’est petit à petit la nuit précédant Noël que l’on célébra. La famille choisissait une grosse souche de bois -le plus souvent d’un arbre fruitier. Alors pouvait commencer le cérémonial : la bûche est d’abord bénie, puis arrosée de vin ou d’huile, certains la décorent même avec des rubans. Enfin, l’ainé de la famille la déposait dans l’âtre afin que le cadet l’enflamme.

Selon les régions, la bûche doit brûler toute la nuit de Noël ou jusqu’à l’Épiphanie (soit 12 jours après). Elle a un côté annonciateur : plus les étincelles sont nombreuses et hautes, meilleure sera l’année à venir (bonnes récoltes, peu de sècheresse ou d’inondation). La bûche sert aussi à se protéger contre les mauvais esprits de la nuit. En effet, en hiver, toute la maison peut être barricadée, sauf la cheminée donnant directement sur le ciel. La fumée permet de se prémunir de toute invasion démoniaque. On attribue des vertus magiques aux cendres de la bûche de Noël : dispersées dans un champ, elle fertilise la terre. En onguent, elle guérit les blessures. Répandue dans l’âtre ou sur le pas de la porte, elle éloigne les esprits et conjure le mauvais sort. Dans certaines régions, la tradition veut même qu’on allume la nouvelle bûche avec les tisons de celle de l’an passé.

Avec l’industrialisation et le développement des appartements et de la vie citadine, les cheminées disparaissent des habitations, tout comme cette tradition. Cependant, pour ne pas totalement rompre avec la cérémonie rituelle de la bûche de Noël, plusieurs pâtissiers français eurent l’idée de créer un gâteau : une génoise au chocolat roulée, et imitant l’aspect d’une bûche. Ce dessert, très riche en ingrédients (et en calories) est le symbole d’une année prospère et fertile.

Moralité, si vous voulez passer une bonne année 2021, mangez beaucoup de bûche !

A la semaine prochaine pour la première énigme et le premier Point Culture de l’année !

 

 

 

 

 

 

Sources :

https://www.myparisiankitchen.com/origine-et-histoire-de-la-buche-de-noel/

https://www.lexpress.fr/styles/saveurs/buche-de-noel-du-haut-de-ce-gateau-5000-ans-vous-contemplent_1306969.html

https://www.teteamodeler.com/culture/fetes/buche-noel.asp

 

Crédits images :

Tradition de la grande bûche de Noël. Dessin de Léon Lhermitte paru dans Le Monde illustré du 1er janvier 1884

Gravure d’un groupe de personnes de l’époque victorienne apportant la bûche pour la Yule. 1864

Bettmann Archive / Getty Images

Steve Gorton / Dorling Kindersley / Getty Images


 

LES FIGURES DANS LA MAIN (et non pas l'inverse) - Samedi 19 décembre 2020

La réponse à l'énigme de ce matin était le mot "CARTE".

Après les copieux repas des fêtes, et les bonnes bouteilles de vin vidées (avec modération !), quel meilleur moyen de terminer la soirée que de se réunir autour d’une petite partie de cartes ? Alors, non les enfants, on vous arrête tout de suite, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’écran, ni de mouvement, ni de bruit, que c’est forcément ringard !

Le jeu de cartes est un divertissement ancestral ! Les premières mentions datent du IXème siècle, en Chine. Il se serait développé d’après un jeu de dés indien encore plus ancien et utilisé dans des pratiques divinatoires. Les routes commerciales, et notamment la Route de la Soie, ont permis l’acheminement de ce petit objet facilement transportable.

Grâce à la technique de la xylographie (ancêtre de l’imprimerie se rapprochant du principe du tampon encreur) et l’essor du moulin à papier, les cartes à jouer vont pouvoir se diffuser rapidement et contribuer à l’apparition de nouveaux métiers, comme celui des « cartiers ». Chaque pays et chaque région a sa particularité : si en Italie les quatre familles se composent de l’Epée, du Bâton, du Denier et de la Coupe ; en France, on préfère utiliser le Cœur, le Pique, le Carreau et le Trèfle. Le modèle français est le plus internationalement répandu. A l’origine, les cartiers français représentaient douze figures dans chacune des couleurs. Chaque carte était un membre de la cour, peint debout dans une posture différente des autres afin que les joueurs puissent rapidement les différencier. Chacun avait des attributs qui lui étaient propres (une tiare, un sceptre, une croix, une hallebarde…).  Petit à petit, les dessins des personnages furent « défigurés » par des artistes ignorants et médiocres, et des douze figures ne subsistent que les trois que nous connaissons : le Roi, la Reine et le Valet.

Au cours de l’Histoire, et notamment pendant la Révolution, la valeur des cartes se trouva modifiée. C’est ainsi que le Valet devint la carte la plus forte, plus forte même que le Roi (et oui, quand on coupe la tête du souverain, on ne le fait pas à moitié…).

Dernière anecdote amusante au sujet des jeux de cartes : saviez-vous qu’ils servaient également de calendrier ? Oui, oui ! Dans un jeu de cartes traditionnel, il y a cinquante-deux cartes pour cinquante-deux semaines dans l’année. Les quatre couleurs font écho aux quatre saisons. Si l’on additionne la valeur des cinquante-deux cartes, nous obtenons un total de trois-cent-soixante-quatre, autant qu’il y a de jours dans l’année ! Les jokers servaient aux années bissextiles. A chaque nouvelle saison, s’ouvrait la semaine du Roi, puis venait celle de la Reine, et ainsi de suite jusqu’à celle de l’As, qui marquait l’arrivée de la nouvelle saison.

Aujourd’hui, même si les jeux de cartes traditionnels sont un peu moins en vogue que par le passé, il est intéressant de constater que les jeux de sociétés ont toujours la part belle dans nos soirées. Nul doute que les jeux vidéo ne réussiront pas à supplanter totalement la joie de tenir une belle carte dans sa main, ou d’en cacher une dans sa manche…

Nous vous souhaitons de passer d’excellentes fêtes de fin d’année ! Profitez bien de vos proches et faites attention à vous.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

 

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_%C3%A0_jouer

https://fr.pokerlistings.com/origine-du-nom-des-figures-des-jeux-de-cartes-97948

 

Crédits images :

Le Tricheur à l'as de carreau, de Georges de la Tour, vers 1635, Musée du Louvre, Paris.  

Flemish Hunting Desk, Metopolitan Museum of Art, Cloisters.

Jeu de cartes gravé par Gatteaux (1811), Edité par Dubois, Paris.  

 


 

LA JOCONDE VOLÉE RETROUVÉE - Samedi 12 décembre 2020

« Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! » criait Harpagon dans la célèbre pièce de Molière, « L’Avare ». Rassurez-vous, il n’y a pas mort d’homme. En revanche, quelqu’un a disparu, la personne dont il fallait retrouver le nom dans l’énigme de ce matin : MONA LISA.

Et oui, aujourd’hui, 12 décembre, après son odieux larcin, nous célébrons la date à laquelle la fameuse Joconde fut retrouvée. C’était il y a 107 ans, le 12 décembre 1913. Retour sur l’affaire qui a mis toute l’Europe en émoi.

Qui n’a jamais entendu parler de La Joconde ? L’illustre tableau de Léonard de Vinci -peint entre 1503 et 1506 lors de son séjour à la cour de François Ier - a été rendu célèbre par le sourire énigmatique de son modèle, entre autres. Aujourd’hui, il faut jouer des coudes pour espérer croiser le regard de la belle italienne car près de 20 000 visiteurs viennent se masser devant la vitrine protégeant le tableau. 

Protéger, oui, car les conservateurs ne se feront pas avoir deux fois ! Plus question de voler La Joconde.

En effet, en 1911, dans la nuit du 20 au 21 août 1911, lors de sa ronde, le gardien de nuit constate la disparition du plus célèbre tableau du monde. Il ne s’en inquiète pas outre mesure -se disant qu’il avait dû être décroché et emmené en restauration- jusqu’au lendemain matin où les restaurateurs affirmèrent ne pas être en possession de l’œuvre. Introuvable, nulle part dans le musée, la Police est contactée et le vol de La Joconde est attesté officiellement le 21 août 1911.

Le directeur du musée du Louvre est aux abois. Tous les employés sont interrogés. Hélas, seul reste le cadre du tableau, abandonné dans un escalier de service. L’affaire est si grave que les autorités renforcent les contrôles aux frontières. La presse s’emballe, le monde entier ne parle plus que du vol de La Joconde. Chacun y va de sa théorie mais aucune ne s’avère concluante. Finalement, l’affaire se tasse. Deux ans passent mais Mona Lisa n’est toujours pas retrouvée… On la dit détruite et définitivement perdue.

Pendant ce temps, en Italie, Alfredo Geri, le propriétaire d’une galerie d’art de Florence, lance une annonce dans le journal local. Il souhaite monter une exposition et cherche à acquérir des œuvres et des objets d’art. C’est alors qu’il reçoit le message d’un certain Leonardo. Ce dernier lui avoue être en possession de La Joconde de De Vinci, et vouloir la lui vendre. Alfredo Geri, d’abord incrédule, préfère demander conseil à un ami : le directeur du musée des Offices, Poggi. Tous deux, intrigués, décident d’attirer le mystérieux Leonardo en Italie. Après moult discussions, ils finissent par convenir d’un lieu de rendez-vous à Milan. Le Leonardo en question présente alors aux deux hommes la toile qu’ils ne mettent pas longtemps à identifier comme étant la vraie Joconde. Le voleur sera finalement arrêté et interrogé.

C’est ainsi que le voile se leva (enfin !) sur cette sombre affaire. L’homme mystérieux, d’une trentaine d’années, répond en réalité au nom de Vicenzo Perugia. C’est un ouvrier italien ayant travaillé à la réalisation et à la pose de la vitre visant à protéger le célèbre tableau du Louvre. Employé régulièrement par le musée pour de menus travaux, c’est à cette époque qu’il commence à fomenter son plan d’évasion pour Mona Lisa. Dans la nuit du 20 au 21 août 1911, s’accordant sur les rondes du gardien de nuit, il s’infiltre dans la salle du musée, décroche le tableau du mur et se dirige vers l’escalier de service (où il se débarrasse du cadre de l’œuvre, trop encombrant). Il glisse alors la toile sous sa blouse et s’en retourne chez lui. Peu avant d’arriver, il se décoiffe pour faire semblant d’être tombé du lit et lance à la concierge qu’il a fait la fête toute la nuit et qu’il va être en retard au travail. L’alibi est en place.

Mais qu’en est-il du mobile… ? Il faut voir là un acte patriotique. Vicenzo Perugia voulait rendre l’héritage artistique volé à son pays par Napoléon Bonaparte (ce qui prête à sourire quand on sait que la Joconde n’a pas été volée par l’empereur, mais achetée à l’artiste par le roi François Ier). De peur de se faire prendre, Perugia ne chercha pas tout de suite un acquéreur à l’œuvre de De Vinci. Il laissa la toile cachée dans le double fond d’un coffre de sa petite chambre de bonne à Paris pendant près de deux ans.  Jusqu’à ce qu’il tombe sur l’annonce d’Alfredo Geri, publiée dans un journal italien obtenu de ses compatriotes expatriés. La suite de l’histoire, vous la connaissez.

Vicenzo Perugia passera un an en prison avant d’être relâché et accueilli en héros patriotique en Italie. Dès lors, il deviendra le protagoniste favori de nombreuses pièces de théâtre, films et livres.

Nous avons une pensée pour Mona Lisa, laissée seule... Elle qui croyait bientôt revoir le visage de ses admirateurs, elle devra attendre la réouverture de sa maison, le Louvre, au moins jusqu'au 7 janvier 2021.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

 

Sources :

https://www.lemonde.fr/culture/article/2008/02/27/le-vol-de-la-joconde_1016100_3246.html

http://www.paris-a-nu.fr/on-a-vole-la-joconde/

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/on-vous-raconte-comment-le-22-aout-1911-la-joconde-a-ete-volee-au-louvre_3439853.html

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2018/12/11/26010-20181211ARTFIG00238--la-joconde-disparue-est-retrouvee-en-italie-le-12-decembre-1913.php

 

Crédits images :

©Spaarnestad/Rue des Archives

©Rue des Archives/Tallandier

©Rue des Archives/Tallandier

©Carte postale humoristique s'amusant du vol de la Joconde/PHOTO JOSSE

 


 

"Ça coûte un bras !" - Samedi 5 décembre

Réparer le traineau, préparer les cadeaux des enfants, nettoyer le costume, nourrir les rennes, payer les lutins, même au Père Noël, les fêtes de fin d’année coûtent un bras !

Drôle d’expression n’est-il pas ? « Coûter un bras ». C’est d’ailleurs peut-être l’indice de notre énigme de ce matin qui vous a menés jusqu’ici. Car en effet, il fallait trouver le mot code « BRAS ».

Aujourd’hui, nous allons tenter de remonter jusqu’aux origines de cette expression française, aussi saugrenue qu’imagée. Si une chose est bien certaine, c’est l’occasion à laquelle on l’utilise. « Coûter un bras », veut généralement décrire quelque chose d’extrêmement cher. Un peu comme « les yeux de la tête » ou « la peau des fesses ».

Il semblerait que cette expression nous vienne de nos voisins anglo-saxons utilisant eux-mêmes l’expression « to cost an arm and a leg » (littéralement « coûter un bras et une jambe ». Rien que ça !). Plusieurs théories pourraient alors expliquer pourquoi les anglais et les américains ont utilisé cette expression les premiers.

La première, et sans doute la plus plausible, ferait remonter l’origine de l’expression au XXème siècle (ce qui est assez récent finalement). Durant les deux Grandes Guerres Mondiales, il n’était pas rare que les soldats soient blessés et qu’il soit nécessaire de les amputer. La guerre leur aura coûté beaucoup, à commencer par un bras ou une jambe.

Que cette expression puisse être tirée de l’univers militaire est une piste intéressante. D’autres accorderaient son origine au fait que les soldats américains portent leurs galons sur le bras. Lorsqu’ils commettent une faute grave, ils sont « dégradés » et « perdent un bras ».

Poursuivons notre enquête, il reste tant de théories tirées par les cheveux à découvrir ! Car il se pourrait également que notre expression remonte bien avant le XXème siècle, jusqu’au XVIIème pour être précis. Au temps où se faire tirer le portrait coûtait un petit peu plus cher qu’au photomaton du coin. En effet, les portraitistes peignent leur modèle non pas à la pièce, mais au membre. Ainsi, seules les personnes très riches ont les moyens de s’offrir un portrait en pieds. Les autres, aux bourses plus modestes, se contentent du visage et des épaules, parce que plus, « ça coûte un bras » !

Dernière piste rejoignant, étonnamment, les premières théories, faisant résider les origines de notre expression dans les pays anglo-saxons : les cow-boys du Far West ! En effet, ces braves gaillards avides de vengeance, ne craignant ni la souffrance, ni la mort, avaient l’habitude d’utiliser l’expression « if it costs a leg ! ». Car ils veulent atteindre leurs objectifs, même s’ils doivent y laisser une jambe.

En plus de nos amis les anglo-saxons, il est intéressant de voir comment se traduit l’expression « coûter un bras » dans les autres pays européens :

-          En Espagne : « costar un ou », veut dire « coûter un œuf » 

-          En Italie : « costare un occhio della testa », se traduit par « coûter un oeil de la tête » ;

-          En Bulgarie : « Това струва майка си и баща », signifie « coûter un père et une mère ».

Une jambe, un bras, un œuf ou une mère, qu’importe ce que cela coûte, l’idée reste la même : il y a des choses dont on ne saurait se séparer si facilement.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !

 

Crédit image : ©Idiomic.com

Sources :

https://www.phrases.org.uk/meanings/arm-and-a-leg.html

https://www.expressio.fr/expressions/couter-un-bras

https://knowyourphrase.com/an-arm-and-a-leg

https://www.expressions-francaises.fr/expressions-c/2587-couter-un-bras.html


 

LULLY, L'ILLUSTRE LIBERTIN - Samedi 28 novembre 2020

En ne lisant que les premières lettres de chaque ligne de l'énigme, vous découvrirez le nom de l’un de nos plus fameux compositeurs : LULLY.

Aujourd’hui, nous célébrons son anniversaire, il aurait eu 388 ans !

Alors profitons de l’occasion pour mieux connaitre Jean-Baptiste Lully car, certes, il était créatif, inventif et doté du génie de la musique, mais il était également arriviste, colérique, sans parler de ses mœurs…modernes, dirons-nous.

Gianbattista Lulli nait donc le 28 novembre 1632, à Florence. Il fera franciser son nom en Jean-Baptiste Lully en 1661. Fils d’une humble famille de meuniers, il gagne la cour de France grâce au Duc de Guise qui souhaite en faire le professeur d’italien particulier d’Anne-Marie Louise d’Orléans, dite La Grande Mademoiselle. On raconte que cette dernière, à la vue du jeune homme, le trouva si hideux qu’elle l’envoya aux cuisines avant même qu’il puisse dire un mot.

On ne sait pas exactement comment Lully passa des cuisines aux planches du théâtre. Toujours est-il que c’est en 1653, alors qu’il est engagé comme danseur pour une représentation du Ballet de la Nuit, qu’il va rencontrer un jeune homme : Louis de Bourbon, futur Louis XIV, et lui aussi, danseur émérite.  Débute alors une franche amitié entre les deux hommes.

Habile courtisan (et un tantinet arriviste), Lully acquiert du pouvoir et se fait une place de choix auprès du roi : tantôt bouffon, tantôt violoniste personnel, tantôt entremetteur de ses amours avec Marie Mancini. Il devient finalement Surintendant de la musique royale et compose de nombreuses œuvres (une par an jusqu’à sa mort !) dont des ballets allégoriques mettant en scène le Soleil, au centre de l’univers. Il travaille régulièrement avec Molière à la création d’un genre nouveau : la comédie-ballet, mêlant théâtre, danse et opéra. Le Bourgeois Gentilhomme et Georges Dandin en sont les exemples les plus parlants. Leur collaboration ne dure pourtant pas. Lully décide finalement de faire cavalier seul quand, en 1669, il voit l’opportunité de racheter à Pierre Perrin (un poète en faillite) le privilège de l’opéra et de réimprimer toutes les comédies-ballets créées avec Molière en son nom propre. En dehors de lui, personne ne peut monter de nouvel opéra, sous peine d’amende !

Il est certain qu’en se hissant sur les plus hautes marches du pouvoir (surtout en jouant des coudes), Lully ne se fait pas que des amis. Il est souvent décrit comme ayant un « fort caractère », pour ne pas dire « un caractère exécrable ». Sa réputation sexuelle n’aide pas à améliorer son image. Disons qu’il ne se contente pas de courir les jupons… Ses « mœurs italiennes » (c’est ainsi que l’on nommait l’homosexualité à l’époque) sont de notoriété publique. Molière et La Fontaine l’avaient même surnommé « Le Paillard ». En 1686 éclate un scandale. Poussé par Madame de Maintenon, le roi Louis XIV ferme de moins en moins les yeux sur ses frasques. A tel point que ce dernier refusera d’assister aux représentations données par le compositeur.

L’année suivante, en 1687, alors qu’il fait répéter son Te Deum, Lully s’emporte sur l’un de ses musiciens et se blesse grièvement l’orteil avec le lourd bâton lui servant à battre la mesure (quand on vous dit qu’il était colérique…). Sa jambe ne tarde pas à s’infecter, la gangrène le gagne. Refusant qu’on ampute son pied de danseur, il mourra peu après, âgé de cinquante-quatre ans.

Si le sujet vous intéresse, nous vous conseillons le film Le Roi Danse, de Gérard Corbiau (2000). Il retrace les débuts de trois hommes appelés à faire de grandes choses : Louis XIV, Molière et Lully.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme et un nouveau Point Culture !
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

http://sitelully.free.fr/polemique3.htm

https://www.francemusique.fr/musique-baroque/10-petites-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-sur-jean-baptiste-lully-33331

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Lully

 

Crédits images :

Jean-Baptiste Lully par Mignard. Département Musique © Bibliothèque Nationale de France.

Scénographie de l'opéra Bellérophon de Jean-Baptiste Lully, XVIIIe siècle. © Getty - Heritage Images

Cadmus et Hermione, opéra mis en scène par Benjamin Lazar © E. Carecchio


 

LES BOOKWOMEN - Samedi 21 novembre 2020

Vous l’aurez sans doute deviné, la solution de l’énigme de ce matin était « Librairie », mais dans son sens anglo-saxon : « Library » signifiant en français « Bibliothèque ».

Aujourd’hui, et pour ce premier Point Culture, nous avons une pensée particulière pour les libraires et bibliothécaires forcés de fermer leurs portes au public à cause de la pandémie. 

Aussi, nous vous proposons de découvrir notre premier sujet, celui du projet « Pack Horse Library » et des « bookwomen » lancé dans les années 30 dans la région des Appalaches, aux Etats-Unis.

Un premier projet voit le jour en 1913, porté par May F. Stafford. Ces bibliothèques nomades permettent à des communautés reculées du monde d’échapper à la pauvreté et d’accéder à l’éducation pour le biais de la lecture. Le Kentucky, du fait de son isolement géographique, est particulièrement touché : près de 31% de la population est illettrée.

Après la crise de 1929, pendant la période que l’on appellera la Grande Dépression, beaucoup de bibliothèques furent contraintes de fermer, faute de financement. C’est dans le cadre du programme Work Projects Administration (WPA), initié par F. D. Roosevelt, que le projet « Pack Horse Library » refait surface avec, notamment, le concours d’un prêtre presbytérien qui fit don de l’intégralité de sa bibliothèque.

En 1936, le projet compte huit bibliothèques actives et embauche des « bookwomen » (à traduire par « femmes aux livres ») qui vont fournir les habitants et les écoles des Appalaches à dos de cheval ou de mule. Chaque bibliothèque dispose d’un bibliothécaire en chef (chargé de la logistique : lieu de stockage, matériel…) et de quatre à dix « bookwomen ». Ces dernières peuvent parcourir jusqu’à 200 km par semaine le long de routes parfois difficiles et par toutes les météos. Les livres les plus demandés par les habitués sont la Bible et la littérature éducative pour enfant. Mais elles apportent aussi des livres et des journaux sur des thèmes variés : actualité, Histoire, religion, recette de cuisine, patron de couture…

Au fil du temps, les « bookwomen » parviennent à amadouer ces communautés rurales et, parfois farouches à l’idée d’accueillir des étrangers. A tel point que certaines deviennent également des éducatrices. En plus de livrer les livres, elles en font parfois la lecture ou apprennent à lire aux enfants comme aux adultes.

Au total, trente bibliothèques verront le jour, fournissant quelques centaines de milliers de personnes grâce aux deux-cent employés, principalement des femmes. Faute de financement (encore), le projet s’arrêtera en 1943, avant de reprendre dans les années 50 sous une forme plus moderne, celle d’un bibliobus.

L’occasion pour nous de rappeler la présence du médiabus de GPSEA tous les jeudis, de 15h à 18h sur le parking du collège Georges BRASSENS.

A la semaine prochaine pour une nouvelle énigme, et un nouveau Point Culture !

 

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Pack_Horse_Library

Images : https://www.atlasobscura.com/articles/librarians-horseback-new-deal-book-delivery-wpa