Mieux comprendre le logement locatif social

Conformément à ses engagements, la municipalité a convié les services de l’Etat à venir à Marolles afin qu’ils donnent les bonnes informations sur cette thématique et pour répondre en direct à toutes les questions des marollais, au-delà de toute polémique et manipulation politique.

C’est ainsi que le 9 octobre 2019, Catherine Larrieu, directrice de la DRIHL (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement), directement rattachée au Préfet, a tout d’abord rappelé l’objectif de la construction de ce type de logements : «La construction, l’aménagement,l’attribution et la gestion des logements locatifs sociaux visent à améliorer les conditions d’habitat des personnes de ressources modestes ou défavorisées. C’est aussi la première étape d’un parcours résidentiel ».


Elle a ensuite insisté sur le manque important de logement social : « Le logement social est une nécessité absolue dans notre pays » et sur l’obligation pour chaque municipalité de fournir un effort en la matière. C’est l’objectif de la loi SRU de décembre 2000 qui en a fixé le pourcentage à 20% puis à 25%. Cet objectif s’impose à toutes les communes de France et Marolles ne saurait y échapper, tout en sachant que nous ne les atteindrons pas mais qu’il faudra tendre vers ce chiffre.
Les villes qui sont en deçà de cet objectif se voient dans un premier temps imposer des pénalités et doivent mettre en place, avec l’Etat, des bilans triennaux d’objectifs à réaliser.


Si, à échéance, les engagements ne sont pas respectés, la ville peut être mise en « état de carence ». C’est le cas de Marolles confrontée à de multiples recours qui ne lui ont pas permis la construction des projets d’urbanisme prévus.
Les conséquences sont multiples : perte du droit de préemption du Maire au profit du Préfet, paiement de pénalités pouvant atteindre plus de 300 000€, perte du droit d’attribution des logements sociaux de la commune et signature d’un contrat de mixité sociale.
A la fin de l’exposé, Madame LARRIEU a répondu à l’ensemble des questions posées par les participants.

Retrouvez la présentation ici.